Le vieux Chaillol

 

De même que tout Catalan bien né est supposé avoir fait une fois dans sa vie l’ascension du Canigou, tout Champsaurin mâle (les femmes ont plus de liberté de choix) aimant tant soit peu la montagne est supposé avoir fait l’ascension du Vieux Chaillol, sommet qui s’avance vers la plaine du Champsaur et est visible d’un peu partout. D’ailleurs les deux montagnes se ressemblent par certains côtés, toutes deux un peu isolé, le Vieux Chaillol un peu éloigné des autres sommets des Ecrins et le Canigou domine la plaine du Roussillon, et des deux sommets, on est supposé voir la mer (un peu moins évident du Vieux Chaillol). Enfin l’ascension des deux montagnes, bien que ne présentant pas de difficultés majeures, est une longue, longue randonnée qui tient plus du pèlerinage que de la ballade en montagne avec pour le Vieux Chaillol, autour de 1600 m de dénivelée et une dizaine de kilomètres de marche pour atteindre ses 3163 mètres.

La façon la plus simple de faire l’ascension est de partir du front de neige de la station de Chaillol. De là, on peut prendre en voiture une route forestière sur la droite en longeant une vallée et continue un peu plus haut jusqu’à un petit parking (éviter de prendre la route ramenant sur la gauche vers les pistes de Chaillol). La randonnée commence sous les mélèzes et à travers des pâturages montant régulièrement vers le col de la Pisse. Une belle cascade étagée apparaît et le paysage à l’approche du col devient plus sec. Ensuite, du col de la Pisse au col de Côte Longue, on progresse dans un univers minéral avec les sommets du cirque du Tourond sur la droite. La fatigue se fait sentir et on arrive en dessous du col à la « Cabane des Parisiens », cabane en pierres construite par les ouvriers du Canal de Mal Cros, ouvrage d’irrigation alimentant à partir d’un ancien glacier (maintenant de grands névés et un lac partiellement gelé en Août) le bocage du Champsaur.

 

 

 

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Cascade en étages

Falaises en approchant le col de Pisses

Le sommet encore loin

Le sommet est clairement visible depuis un moment, entouré de dalles rocheuses avec plusieurs chemins possibles dans les éboulis. Pas de difficulté particulière mais encore près de 500 m de dénivelée. On domine le Champsaur, le Dévoluy, le Gapençais et plus loin, on voit largement la Provence tandis que du côté Nord et Ouest apparaissent les sommets des Ecrins. A l’approche du sommet, le côté nord laisse voir des à-pics vers le Valgaudémar.

 

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La cabane des Parisiens

Grand névé qui facilitera la descente

Femelle bouquetin au centre un peu à gauche surprise avec un petit en bas à gauche

 

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Vue vers le sud

Pic de Mal-Cros

Sommet calcaire

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Le retour paraît facile après la montée finale. Des névés nous aident dans la première partie, nous surprenons une mère bouquetin et son petit et nous sommes contents que le temps parfois menaçant n’a pas tourné à la pluie.

Bernard Mitjavile

 

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A-pics au sommet vers le Valgaudémar